06 juin 2008
Tribute
Je dédie cet espace blogulaire à mon ami PL, qui a écrit ce poème qu'on savourera comme un far breton.
En bouche, la rive du continent,
Qui couche les navires tel le vent,
Semble créer mais reproduit
Au commencement, il y avait la pluie
Tombe en vagues, en extrémités
Aussi glacées que la Tranquillité
L'étoffe se déploie, s'étale, s'étend
La pelote décroît, s'étiole, s'évente
Mille pièces, mille opercules
Chaque tresse est une péninsule
L'œuvre ne tient qu'à un fil
Les nœuds sont si fins, si fragiles
Les Voiles se tordent et gonflent
Sous le poids de l'ouragan,
Sous les toits où le feu ronfle,
Où éclaire le phare sur l'océan
Le Rhythme se répète en saccades
Les Golfes reflètent la rade
La Gorge gobe l'esquif pêcheur
Et sur les Récifs coule la douleur
Les larmes salées et amères
Noient l'écluse dans sa chair
Sur le mouchoir de dentelle submergé,
Une mer d'huile et un petit chalutier
Une mer de dentelle
Pas mal hein ? Le dawg a encore frappé. N'hésitez pas à donner vos impressions, il a publié un ou deux textes pour Folio. Je pourrai en diffuser davantage très bientôt !
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